Télétravail : un recours utile et pragmatique en période de crise énergétique
Alors que les prix des carburants dépassent désormais les 2 € le litre, que le point d’indice stagne depuis plus de deux ans et que les agents voient leur pouvoir d’achat s’éroder mois après mois, la CFDT refuse de rester spectatrice.
Les témoignages qui nous parviennent sont clairs : les fins de mois deviennent de plus en plus difficiles.
Depuis la mise en œuvre du Nouveau Réseau de Proximité, les distances domicile‑travail se sont allongées pour de nombreux collègues. Et dans des territoires où ni transports en commun ni véhicules électriques ne constituent une alternative réaliste, les agents n’ont d’autre choix que d’absorber seuls la hausse des coûts de déplacement.
Face à ces contraintes, la CFDT rappelle que le télétravail jusqu’à 3 jours par semaine, tel qu’autorisé par l'accord ministériel de juillet 2022 ainsi que le protocole DGFIP, constitue une mesure concrète d’adaptation à la situation économique actuelle. Or, cette possibilité demeure limitée ou restreinte dans de nombreuses directions locales.
Attachée à des solutions concrètes et efficaces, et dans l’attente de l’ouverture d’une véritable négociation à la DGFIP, que la CFDT Finances publiques continue de réclamer, nous demandons l’application pleine et entière du protocole ministériel de 2022, afin d’harmoniser les pratiques et de répondre aux réalités vécues par les agents.
La CFDT appelle donc à généraliser immédiatement l'élargissement du nombre de jours de télétravail dans le respect de l'accord, au moins de manière temporaire, pour protéger le pouvoir d’achat, améliorer les conditions de travail et reconnaître enfin les efforts consentis par les agents depuis des années.