6€ depuis des années : l'impasse du titre-restaurant
Les titres-restaurant sont le sujet récurrent des remontées des CDAS. L’alliance CFDT CFTC Finances partage pleinement les préoccupations des agents.
Ce qui ne change pas — et c’est bien le problème
La valeur faciale du titre-restaurant reste fixée à 6 €, dont seulement 3 € de part employeur. Cette valeur est gelée depuis de nombreuses années, alors que le coût des repas en restauration collective ou en restaurant conventionné a continué d’augmenter.
L’administration reconnaît elle-même que la revalorisation de de 2€ (dont 1 € de la part employeur) du titre-restaurant représenterait une dépense supplémentaire de près de 5,5 M€ — et refuse donc d’y procéder, faute de marges budgétaires.
La position de l’alliance CFDT-CFTC Finances
Nous portons avec constance la demande de revalorisation du titre-restaurant à 12€ dont 60% à la charge de l’employeur. Avec 3 € de participation employeur, un agent ne peut pas se nourrir correctement et équilibré pour 6 €. Cela l’oriente vers une alimentation de moindre qualité, avec des conséquences directes sur la santé. C’est une question de santé publique autant que de pouvoir d’achat. Nous notons que de nombreux CDAS portent cette même demande. La réponse de l’administration reste inchangée : refus, faute de crédits. Nous considérons que le budget de la restauration doit être augmenté.
Ce qui augmente sensiblement
Les montants de l’harmonisation tarifaire (le reste à charge cible pour les agents en restaurants administratifs et restaurants conventionnés) sont portés :
- de 5,67 € à 6,22 € en Île-de-France
- de 6,15 € à 6,70 € dans les autres régions
En clair : le reste à charge des agents qui ont accès à la restauration collective augmente sensiblement, pour accompagner la hausse des coûts des prestataires. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat.
Ce que retient la CFDT Finances
Le budget de l’action sociale 2026 est préservé en valeur nominale — c’est un point positif dans un contexte de rigueur budgétaire. Mais cette stabilité masque une réalité moins favorable : l’inflation grignote chaque année les marges réelles, et les agents les plus précaires — notamment ceux qui n’ont accès qu’au titre-restaurant — ne bénéficient d’aucune revalorisation depuis des années.