Les RPS : premier risque identifié dans le DUERP 2025
Le DUERP 2025 de la DGFIP confirme une réalité désormais bien installée : les risques psychosociaux (RPS) demeurent le premier risque professionnel auquel sont exposés les agents.
Des risques psycho sociaux bien réels pour la santé
Synthèse des DUERP locaux, le document révèle que 30,73 % des risques recensés relèvent des RPS. Ces risques sont souvent générés par l’organisation du travail et aucun service de la DGFIP n’est épargné : la charge de travail, omniprésente, entraîne stress, mal-être, perte de sens et souffrance au travail.
La CFDT Finances publiques attend un plan à la hauteur des enjeux. Les actions mises en œuvre n’ont réellement pas permis de diminuer ce risque. Il est temps d’agir et de proposer un plan de prévention qui dépasse les simples formations.
Télétravail : prévenir pour ne pas créer de nouveaux RPS
Le DUERP pointe également les risques liés à un télétravail insuffisamment encadré : isolement, difficulté à maintenir l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle, problèmes de déconnexion.
Ces constats rendent indispensables l’ouverture d’une véritable négociation sur la prévention des RPS liés au télétravail, les chartes locales qui fleurissent ici et là n’ayant jamais été négociées avec les représentants du personnel.
Quand la charge de travail met en danger
La surcharge de travail reste le facteur le plus cité. Ses effets sur la santé mentale entrainent souvent mal-être, épuisement ou encore de la démotivation ou du désengagement.
Et quand l’agent ou l’agente ne trouve plus les moyens de faire son travail dans de bonnes conditions, c’est l’épuisement professionnel.
Il devient urgent de mettre en place un plan d’action ambitieux, car chacun et chacune peut être touché — avec, dans les cas les plus graves, le risque ultime : la tentative de mettre fin à ses jours.
Le travail peut tuer. La DGFIP n’est pas à l’abri, et sa responsabilité peut être engagée, comme l’a rappelé récemment un arrêt de la Cour d’Appel de Toulouse.
Un plan d’action de lutte contre les risques suicidaires insuffisant
Notre alliance n’a pas voté le plan d’action de prévention et de lutte contre les risques suicidaires présenté à l’automne 2025 parce qu’il a été conçu sans diagnostic et repose essentiellement sur les cadres de proximité et privilégie le curatif (enquêtes après un événement) plutôt que le préventif.
Nous avons pourtant porté une proposition claire : réaliser un audit externe indépendant sur l’organisation du travail à la DGFIP.
Nous restons, pour l’instant, les seuls à défendre cette mesure pourtant indispensable.
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