Il faut augmenter le pouvoir d’achat des agents publics !
Lors du CSAM du 16 avril, nous avons interpellé David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics mais aussi de la Fonction publique, sur la question salariale.
En effet, le gel continu de la valeur du point d’indice, associé à l’écrasement des grilles indiciaires, à la non revalorisation des primes, aux taux de promotion insuffisants, à la suppression de la Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA), au jour de carence en cas de maladie et à la réduction de 10 % de l’indemnisation pendant les trois premiers mois d’arrêt maladie…, contribuent tous à une dégradation persistante du pouvoir d’achat.
En parallèle la hausse constante du coût de la vie, de l’énergie, de la nourriture, du logement…, réduit encore un peu plus le reste à vivre des agents, surtout ceux aux revenus les plus bas, les mettant quelquefois en grande difficulté.
De son côté, la CFDT Fonction publique a écrit au ministre le 3 avril, ainsi qu’au Premier ministre pour demander que la rémunération des agents publics soit enfin réévaluée. Aucune réponse à ce jour.
Le dernier groupe de travail à la Fonction publique a été vécu comme une provocation : sans document de travail, le gouvernement vient les mains dans les poches, qu’il nous dit vides, sans tracer le début du commencement d’un dialogue constructif.
Il est plus que temps que le ministre de la Fonction publique ouvre des négociations salariales à la Fonction publique !
L’urgence : compenser la hausse des prix des carburants
Devant la hausse des prix des carburants, des mesures compensatoires doivent être décidées pour les agents utilisant leur véhicule personnel pour exercer leurs missions de service public. La revalorisation du barème des frais kilométriques en fait partie.
L’urgence : pétrole contre télétravail
La CFDT Finances et la CFTC Finances plaident pour un recours au télétravail facilité afin que les agents qui peuvent en bénéficier économisent sur leur poste de carburant.
Cette mesure est d’autant plus facile à prendre qu’elle tombe sous le sens et que des accords Fonction publique et ministériel le prévoient.
Bref, nous avons la désagréable sensation de venir vendre quelque chose de gratuit au ministre qui n’en veut pas. En attendant, ce sont les agents qui en font les frais.
Le ministre s’est, malgré tout, engagé à ce qu’une circulaire Fonction publique rappelle aux directeurs et chefs de service que l’extension du nombre de jours télétravaillés peut être une solution intelligente pour diminuer les dépenses contraintes des agents. Il a précisé qu’il ciblerait particulièrement les agents aux revenus les moins élevés qui utilisent leur voiture.
Bref, une note supplémentaire pour rappeler aux responsables des marges de manœuvres qui tombent sous le sens, preuve d’un management un peu trop “louis quatorzien”.