5e vague et mesures sanitaires : « Tant qu’on peut, on essaie de tenir »

Publié le 13/01/2022

Pandémie. 10 jours après la mise en œuvre du télétravail de crise, le DG échange en « visio » avec les organisations syndicales.

Depuis le 3 janvier, dans le cadre de la déclinaison du protocole sanitaire décidé par le gouvernement, la DGFIP incite fortement ses agents à être au minimum trois jours par semaine en télétravail (lire notre dépêche).

La visioconférence du 11 janvier avait pour but de faire le point sur la situation sanitaire à la DGFIP et le déploiement du télétravail de crise.

Situation sanitaire à la DGFIP :

Le nombre de collègues ayant contracté le COVID-19 a presque doublé en 1 semaine passant de 960 à 1685.

 

Télétravail

Rappelons-le. En cette période de crise sanitaire, le télétravail est un geste barrière qui a prouvé son efficacité. Dans ces conditions, les agents dont les missions sont télé-travaillables doivent pouvoir être en télétravail.

Le DG a rappelé son objectif : faire fonctionner les services et assurer les missions tout en ayant un maximum d’agents en télétravail.

La CFDT Finances publiques a interpellé le DG au sujet de certains refus d'octroyer au moins 3 jours de télétravail aux agents, comme cela est préconisé. Nous avons rappelé que le télétravail de crise ne pouvait pas être proratisé à la quotité de travail de l’agents ni refusé au motif que l'agent travaille dans un service nouvellement restructuré.

Télétravail et nomades :

Une fois de plus, la CFDT Finances publiques a dénoncé la comptabilisation des agents nomades comme télétravailleurs dès lors qu’ils ne sont pas en intervention sur le terrain et demandé un décompte séparé des télétravailleurs et des nomades.

 

Continuité du service public : « on tient »

Dans de nombreux services aujourd’hui, les cas de contamination empêchent d’assurer correctement les missions. Interrogé sur la possibilité de fermer des services concernés, le DG nous a assuré que « Tant qu’on peut tenir le mode normal, on essaie de tenir le mode normal ».

Pourtant la tension dans les services due aux absences est bien réelle.

 

Protection des agents en contact avec le public

Masques FFP2 : décision renvoyée

La contagiosité du variant omicron a conduit la CFDT Finances publiques a demandé au DG d’équiper les agents en contact avec le public (agents d’accueil mais aussi agents sur le terrain) de masques FFP2.

Le DG ne s’est pas montré fermé à cette proposition tout en émettant certaines réserves qui conduisent à l’inaction et confirment l’absence d’anticipation des autorité politiques qui prévaut depuis janvier 2020 :

  • La Haute Autorité de Santé ne s’est pas déclarée favorable à la généralisation des masques FFP2 et donc il n’y a pas d’obligation d’en équiper les agents

  • La DGFIP ne devancera pas les consignes.

  • L’approvisionnement sera nécessairement décalé dans le temps car la commande ne pourra être effectué que par le recours à la procédure des marchés publics.

La CFDT Finances publiques a rappelé que la sécurité sanitaire des agents passait par un équipement en masques FFP2. Devant la position unanime des OS sur ce sujet, le DG nous a renvoyé à une prochaine visioconférence pour donner sa réponse.

Distribution d’autotests : pas à la DGFIP

Certains agents de la DGFIP se sont vu attribuer des autotests, distribués par les préfectures. La CFDT Finances publiques a donc interrogé le DG sur une généralisation de cette distribution à l’ensemble des agents de la DGFIP.

Il s’agit d’initiatives locales qui ne seront déclinées à la DGFIP.

Etonnant de ne pas en faire une doctrine nationale. S’agit-il d’une simple question budgétaire ? Toujours est-il que ce type de mesures de prévention et d'anticipation - qui ont parfois manqué - auraient un réel gain sanitaire au cas d'espèce et seraient en outre de nature à rassurer et montrer de l'attention à l'endroit des personnels.

 

Formation initiale et continue

Formation initiale

Toutes les OS ont souligné la situation dans les écoles de la DGFIP : le nombre de stagiaires ou de chargés d’enseignement atteints de la COVID-19 ou cas contact se multiplie.

Alors que la Douane et l’INSEE ont pris la décision de poursuivre la formation initiale de leurs stagiaires en distanciel pendant cette période, la DGFIP a fait le choix du tout présentiel. Toutefois, face aux différentes situations évoquées par les OS, le DG s’est engagé à réexaminer la situation dans les écoles.

Formation continue

La formation continue ne sera pas suspendue, et aucune consigne pour basculer en tout distanciel ne sera donnée, la DG estimant que les jauges sont plus facilement respectées.

Oraux des concours :

Prenant pour exemple les oraux du concours commun C qui se sont, d’après elle et sans autre preuve que cette affirmation, « parfaitement déroulés » la semaine passée, la DG n’envisage pas de généraliser les oraux en distanciel.

 

Exercice du droit syndical

Il n’aura échappé à personne que 2022 est une année électorale. La CFDT Finances publiques a fait remonter les difficultés que rencontrent certaines sections pour organiser des HMI en distanciel pour tous les agents d’une direction en même temps.

Si des règles sanitaires doivent bien être respectées, elles ne doivent pas entraver l’exercice du droit syndical.

La CFDT Finances publiques demande un cadre d'exercice du droit syndical approprié à la situation sanitaire - qui risque de perdurer tout au long de l’année 2022. La DGFIP doit mettre à la disposition de toutes les OS les outils de visioconférence qui leur permettront de « rencontrer » les agents en attendant de pouvoir reprendre les visites de sites.

En outre, alors que l’activité des services n’est pas remise en cause, l’intervention dans les services des représentants syndicaux doit également être permise, dans le respect des règles sanitaires.

 

Mise en œuvre du fonds d’amélioration pour les conditions de vie au travail :

Il était prévu que les premières actions concrètes soient réalisées dès la fin du 1er trimestre 2022. Compte tenu de la période, la DG a accepté de reporter cette échéance.



Prochaine visioconférence fixée le 17 janvier