2022 : jamais 2 sans 3 pour une année annonciatrice de profonds changements !
2022 doit être l’année des choix responsables qui permettront de vivre un avenir plus radieux porteur d’espoir et de sens du service public au service de nos concitoyens.
2022 doit enfin être l’année de la reconnaissance des fonctionnaires en termes de pouvoir d’achat.
Cette nouvelle année 2022 débute comme 2021 et 2020 dans un contexte de tension sanitaire toujours présent sans visibilité au-delà de quelques semaines.
Une nouvelle fois l’année s’annonce compliquée pour l’exercice des métiers dans un contexte de pression continue d’une pandémie toujours aussi présente et qui a mis à mal tous les discours optimistes sur la date d’un retour à l’ancien monde. Si le « c’était mieux avant » a un véritable sens du point de vue sanitaire, le « c’est mieux après » sera associé au volet télétravail.
Cette tragédie mondiale aura été un formidable accélérateur de nos organisations et de la gestion de nos rapports au travail et au lieu d’exercice de ce dernier. L’ère d’une gestion et d’un pilotage de nos missions avec des personnels à 100 % en présentiel est définitivement révolue. Les mentalités et les vieux reflexes vont devoir évoluer pour intégrer naturellement ce changement. Le plus cocasse est que ce sont nos équipes dirigeantes les plus promptes à ne pas admettre que les personnels puissent parfois faire preuve de résilience, face au changement permanent, qui se trouvent confronter à ce choc culturel.
Cette année sera également caractérisée par des échéances électorales et pas des moindres avec, dès avril prochain, des élections générales (présidentielles puis législatives) et, en fin d’année, des élections professionnelles le 8 décembre.
C’est pourquoi, pour plusieurs raisons, 2022 va être une année que l’on pressent annonciatrice de profonds changements à compter de 2023.
Il est à craindre qu’une fois de plus, quel que soit le gouvernement qui sera en responsabilité en mai prochain, les prochains budgets ciblent encore et toujours nos services des finances publiques sans lien avec des gains de productivité démontrés. Le coût astronomique du « Quoi qu’il en coûte » et la reprise de l’inflation, donc du niveau des taux d’intérêt, conduiront inévitablement nos prochains responsables politiques à rechercher les solutions les plus simples pour trouver des économies budgétaires. Et dans ce cas, le scénario est toujours le même : notre administration est la première du secteur public à subir le maximum de suppressions d’emplois. Pour la CFDT, l’inflation sera aussi le signe d’une amélioration des recettes budgétaires de l’État et d’un accroissement de l’activité de la DGFiP que les politiques devraient penser à conforter au niveau de ces emplois. L’augmentation des enjeux conduit inexorablement à un accroissement des fraudes. D’ailleurs, y compris durant ces deux dernières années, malgré la crise sanitaire, la DGFiP a continué d’avancer dans son programme de restructurations de services en les supprimant pour les regrouper dans de plus grandes structures.
Les usagers ont quant à eux pu constater que l’accueil physique rendu plus difficile par la pandémie n’allait pas revenir une fois celle-ci disparue car, dans le même temps, l’accueil à distance s’est mis en place de manière plus importante. Moins de services, c’est plus de cadres confrontés à des changements contraints d’emploi, par ailleurs, de plus en plus « déclassés » à double titre. Des cadres perdant leur autonomie de gestion, en devenant adjoint ou en n’ayant pu accès à des emplois à plus forts enjeux, devient malheureusement monnaie courante. L’horizon en termes de carrière, qui devrait logiquement être ascendante, s’obscurcit de jour en jour.
Face à ce constat maintes fois dénoncé, les moyens d’action des personnels impliquent le soutien de leurs organisations syndicales. Il est donc important, dès maintenant, de rappeler que, sans un signal fort donné aux pouvoirs publics en termes de participation aux prochaines élections professionnelles, la situation deviendra encore plus compliquée. Dans ces temps difficiles, un principe nous paraît devoir être particulièrement rappelé aux salariés, qu’ils soient dans le privé comme dans le public : les avancées sociales ont toujours été obtenues par une action collective gérée en responsabilité par des représentants des personnels.
La CFDT Finances publiques, à l’instar des organisations syndicales réformistes, n’a jamais considéré la grève comme l’unique moyen d’action pour obtenir des résultats. 2021 a été l’année de plusieurs négociations auxquelles la CFDT a participé et qui se sont terminées par des accords sources d’avancées concrètes. Nous avons su également ne pas entraîner les personnels dans des appels à la grève dilapidant les avancées relatives mais bien concrètes obtenues dans le cadre d’un dialogue exigeant.
Pour autant, les organisations syndicales n’existent que par l’adhésion des individualités qui ensemble peuvent permettre d’influer sur nos responsables politiques et administratifs afin qu’ils acceptent de négocier du « plus » ou du « mieux » pour les salariés. Le 8 décembre prochain, les personnels de la DGFiP devront y réfléchir à deux fois en choisissant des représentants d’une organisation syndicale qui aura fait la démonstration de son utilité de par ses résultats obtenus.
2022 doit être l’année des choix responsables qui permettront de vivre un avenir plus radieux porteur d’espoir et de sens du service public au service de nos concitoyens.
2022 doit enfin être l’année de la reconnaissance des fonctionnaires en termes de pouvoir d’achat.
Le ministre des Finances et de la relance, Bruno Lemaire, s’est exprimé sur la croissance ce 28 janvier et a exhorté les employeurs à revoir les salaires à la hausse pour tenir compte des 7 % de croissance en 2021. La CFDT Finances publiques l’invite à avoir la même considération pour les agents de la Fonction publique car l’État doit montrer l’exemple !
A plus court terme, et comme nous sommes encore dans la période des vœux, nous formulons celui qui répond, nous en sommes certains, aux attentes de l’ensemble des collègues de la DGFiP : celui de sortir enfin de cette période de profonde incertitude. La vie professionnelle comme la vie privée ont besoin de quiétude et de visibilité pour bâtir des projets qui seront source de satisfaction, de joie et d’énergie renouvelée. A travers ce Mémo Cadres, la CFDT Finances publiques souhaite à l’ensemble de ses lecteurs le meilleur pour cette année 2022 et plus largement à l’ensemble des collègues de la DGFiP.