Les vacances de nos enfants ne devraient jamais dépendre de notre salaire

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Quand on travaille aux Finances, on sait compter.

On sait ce que coûte une semaine de colonie. On sait ce que représente un séjour pour deux enfants. On sait aussi ce qui reste sur le compte bancaire quand le loyer, les courses, l'essence et les factures sont passés.

C'est pour cela que l'action sociale n'est pas un « plus ». C'est une aide concrète qui change la vie.

Chaque année, des milliers d'enfants d'agents partent en colonies de vacances grâce aux dispositifs de l'action sociale ministérielle. Les tarifs sont adaptés aux revenus et permettent à des familles qui n'en auraient pas les moyens d'offrir à leurs enfants des vacances, des découvertes, des rencontres et des souvenirs.

Un acquis qui n'est jamais définitivement gagné

Lors du Conseil national de l’Action sociale (CNAS) du 8 juillet 2026, plusieurs signaux d'alerte ont été remontés.

La CFDT a souligné la hausse des tarifs des séjours ASF Vacances, la baisse ressentie du niveau de subventionnement et les inquiétudes concernant l'avenir de certaines prestations. Les débats ont également porté sur la nécessité de préserver la dimension sociale des colonies de vacances.

Le Secrétariat général a d'ailleurs inscrit parmi ses orientations la nécessité de « prioriser les vacances enfants » tout en préservant la portée sociale du dispositif.

Derrière ces formulations, la réalité est simple : si personne ne défend ces prestations, elles peuvent progressivement devenir moins accessibles.

La CFDT agit pour que les vacances restent un droit

Pour la CFDT Finances, les colonies de vacances ne sont pas un produit touristique.

Elles sont une prestation sociale.

C'est pourquoi nous portons des revendications concrètes :

  • des tarifs réellement accessibles ;
  • une meilleure prise en compte des familles monoparentales ;
  • une meilleure prise en compte de la garde alternée ;
  • un soutien renforcé aux familles modestes ;
  • une réduction du coût pour les fratries ;
  • le maintien d'une offre de vacances pour tous les enfants des agents.

Parce qu'un enfant ne devrait pas être privé de vacances à cause du budget familial.

Parce qu'être parent solo ne devrait pas être une pénalité supplémentaire.

Parce qu'un ministère attractif est aussi un ministère qui aide ses agents à vivre.

Ce que défend la CFDT ?

Quand une colonie reste accessible, ce n'est pas le fruit du hasard.

Quand une aide est maintenue, ce n'est pas parce que l'administration y pense spontanément.

C'est parce que des représentants des personnels sont là pour défendre chaque euro consacré à l'action sociale.

Au CNAS, la CFDT est présente. Elle analyse les dossiers, interpelle l'administration et porte les besoins réels des agents, de tous les agents. Parce que défendre votre quotidien : les repas, le logement, les vacances, la parentalité et le pouvoir d'achat, c’est aussi notre rôle.

Les vacances des enfants d'agents ne sont pas un privilège. Elles sont un choix de solidarité.

Et la solidarité, ça se défend. Ensemble.

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