Observatoire interne 2026 : des agents toujours en quête de perspectives

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Lors de la Formation Spécialisée (FS-R) du 3 juillet 2026, l'alliance CFDT/CFTC a présenté son analyse des résultats de l'observatoire interne. Un exercice utile, mais une nouvelle fois amputé de données essentielles pour le dialogue social.

Un document incomplet, une promesse non tenue

Le document de 37 pages soumis aux représentants du personnel n'aborde ni le télétravail, ni les actions prioritaires attendues par les agents pour améliorer leurs conditions de travail, ni la nouvelle question sur la clarté des réponses RH. Un an après avoir dénoncé la même lacune, l'alliance CFDT/CFTC constate que la promesse de transmettre l'intégralité des réponses consolidées n'a pas été tenue. Une exigence a donc été formulée pour l'édition suivante : la communication complète des résultats.

Une participation stable, des collectifs de travail fragilisés

Avec un taux de participation de 55 %, la DGFiP obtient un résultat honorable mais stagnant. Pour l'alliance CFDT/CFTC, seules des réponses concrètes aux difficultés soulevées (stress au travail, qualité de vie professionnelle, perspectives d'avancement et rémunération) permettront de relancer la dynamique.

Le constat reste ainsi préoccupant : plus d'un quart des agents se déclarent inquiets, désabusés ou fatigués, et plus de la moitié des effectifs estiment que l'administration n'évolue pas dans le bon sens. Le rythme du changement perçu, s'il diminue (de 56 % à 35 % en trois ans), ne doit pas masquer les incertitudes à venir, notamment autour d'une nouvelle évolution du réseau.

Des perspectives de carrière qui s'effritent

Seuls 34 % des agents se disent satisfaits des possibilités d'avancement, et 32 % seulement estiment que les promotions reposent sur des critères objectifs. L'analyse BVA elle-même souligne la difficulté des agents à se projeter professionnellement dans un contexte d'incertitude.

L'alliance CFDT/CFTC pointe un faisceau de causes : suppressions de postes (25 000 en dix ans), réorganisations à répétition, et évolution constante des règles RH (départementalisation des mutations nationales, tableaux d'avancement au mérite pour les catégories B et C, recrutement au choix en local pour les A).

Un an après, le compte n'y est toujours pas

Les engagements demandés l'an dernier, stabiliser les implantations issues du NRP, sécuriser l'organisation des services, protéger les emplois, réduire la part du subjectif dans les mobilités et promotions, n'ont pas été suivis d'effets. LDG gérées au fil de l'eau, disparition discrète des PCE puis des EDR, affaiblissement des SPF par les SAPF, gains de productivité des CGF captés par l'interministériel, cap flou pour le contrôle fiscal : la liste des sujets non ou mal traités s'allonge, alors qu'une nouvelle version du NRP se profile déjà.

Le risque du désengagement

Si le sujet des démissions n'apparaît pas dans l'observatoire interne, le baromètre CFDT de la fonction publique révèle qu'un quart des agents publics envisage de quitter leur emploi. Chez les contractuels de la DGFiP, ce phénomène est déjà une réalité documentée par les RSU, tandis que dans les ENFiP, les renoncements au concours sont devenus si fréquents qu'une fiche pédagogique a dû être produite pour les militants CFDT.

Le message de l'alliance CFDT/CFTC est clair : la DGFiP se grandira par la stabilité des règles, des missions et des implantations, par l'objectivité dans le déroulement des carrières, et par moins de verticalité dans les collectifs de travail.

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