IL FAUT AGIR AU QUOTIDIEN POUR UN TRAVAIL DE QUALITÉ

Publié le 31/03/2015 à 00H17
« Au-delà de ses obligations légales en matière de santé physique et mentale des salariés, la Banque de France place le bien-être au travail de ses agents au rang de priorité stratégique de son Plan d’entreprise » Extrait du préambule de l’accord sur la prévention des risques psychosociaux à la Banque de France de décembre 2011.

Pourtant, dans les unités du siège comme dans celles du réseau, les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Ordres et contrordres, abandons de missions, suppressions d’emplois, externalisations à tout va, mobilités géographiques imposées, horaires contraignants, restructurations et réorganisations précipitées font perdre le sens du travail et créent des situations intenables pour tous.

IL FAUT FAIRE TOUJOURS PLUS AVEC MOINS :
LA SITUATION EST DEVENUE INTOLÉRABLE 
POUR LES AGENTS !

  • Les agents ne peuvent plus effectuer un travail de qualité. Les sous-effectifs persistants, les délocalisations de dossiers pas toujours bien organisées, les agents contraints d’effectuer de longs trajets pour aller travailler suite à la fermeture de leur précédente unité, les agents bloqués sur un poste ou dans une unité sans perspective d’évolution à court terme.
  • Tout cela entraîne une démotivation préoccupante parmi le personnel.
  • L’exposition aux risques professionnels est une réalité. Dans de nombreux métiers de la Banque de France, le travail sur écran dépasse sensiblement les 20 heures par semaine. Le travail en horaires décalés, voire de nuit, est une réalité pour nombre d’entre nous. Et le port de charge ainsi que les gestes répétitifs sont à l’origine de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS) chez nos collègues de la filière fiduciaire.
    La centralisation, la suppression ou l’externalisation des fonctions dites « de support », par facilité ou par dogmatisme parfois, contribuent à déshumaniser le travail, il n’y a plus personne pour se charger de tâches pourtant essentielles : le secrétariat, l’accueil, le service…
    Trop souvent, les managers de proximité ne sont ni consultés, ni informés, ni accompagnés. Chargés de transmettre « la bonne parole » auprès de leurs équipes, ils sont priés d’atteindre les objectifs, de s’acquitter de missions « invisibles » mais pourtant bien chronophages à l’aide d’outils pas toujours très performants (Gafi, Notilus…), de veiller à préserver l’unité de possibles risques psychosociaux (RPS)… Et tout cela « sans faire de vagues », bien sûr...

Etre obligé de travailler dans l’urgence :

  • Devoir sans cesse interrompre une tâche pour assurer un imprévu
  • Être dans l’impossibilité d’obtenir des délais supplémentaires
  • Tout cela devient le lot quotidien de nombre d’entre nous !

Quand la qualité de vie au travail baisse, la qualité du service rendu aussi !

CE QUE VEUT LA CFDT : améliorer dès maintenant les conditions de travail et redonner du sens au travail des agents par le dialogue social, c'est indispensable !

Pour cela, il faut :

  • Construire des conditions de travail de qualité :
  • en écoutant et en prenant réellement en compte la parole des agents sur leur travail, son organisation et les conditions de son exercice ;
  • en faisant confiance aux agents et à l’encadrement de proximité.
  • Agir sur les réorganisations et les restructurations : 
  • en exigeant une évaluation transparente de leurs impacts humains et matériels ;
  • en accompagnant réellement les personnels concernés afin qu’ils ne subissent pas des allongements de temps de trajet, des mobilités géographiques ou un alourdissement de la charge de travail insupportables ;
  • en exigeant une véritable formation de tous les personnels, y compris de l’encadrement, aux nouvelles missions et aux outils déployés.
  •  Agir sur la santé et la sécurité au travail :
  • en s’appuyant sur les CHSCT pour développer des politiques de prévention efficaces et accessibles à toutes et tous ; 
  • en obligeant l’employeur à proposer de réelles reconversions des agents devenus inaptes.
  • Dès maintenant, il faut agir pour :
  • obtenir une véritable mesure de la charge de travail pour doter les unités en effectifs suffisants, sur des bases objectives et transparentes ;
  • recréer des postes dédiées aux fonctions de secrétariat et de logistique ;
  • mieux organiser et élargir l’accès au télétravail. Le télétravail s’est fortement développé. La productivité n’en a pas diminué pour autant, bien au contraire !

Il faut en élargir l’accès, y compris dans les directions générales qui aujourd’hui font la sourde oreille. Mais il faut mieux l’organiser, et veiller à ce que les collègues qui ne sont pas en télétravail n’en pâtissent pas !

 Du 10 au 17 mars,
au comité d’établissement et aux élections des délégués du Personnel,

VOTEZ POUR DES CANDIDATS QUI S’ENGAGENT :
• Pour l’amélioration des conditions de travail,
• Pour la reconnaissance des agents,
• Pour la qualité de vie au travail.

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