La rémunération à la performance est-elle efficace dans l'administration ?

Publié le 15/04/2015 à 18H50
Dans le numéro de mars de la Revue de la CFDT Cadres, Annie Chemla Lafay remet en cause les idées reçues qui font de la rémunération à la performance un synonyme de modernité dans les administrations.

 

La suppression de la prime d'intéressement aux Finances va-t-elle démotiver les agents ?

Le projet de la ministre de la Fonction publique de faire des échelons à durée fixe marque-t-il la fin de l'évaluation-notation ?

La mise en place d'un nouveau régime indemnitaire (le RIFSEEP) Fonction publique va-t-elle réintroduire la rémunération au mérite à Bercy et est-ce une bonne idée ?

L'article d'Annie Chemla-Lafay (lire sur le site de la CFDT Cadres) éclaire de manière documentée ces questions on ne peut plus conflictuelles que posent des annonces ou projets gouvernementaux concernant le lien entre la rémunération des fonctionnnaires et leur performance supposée.

A partir de comparaison internationales ou public/privé, l'auteur met en évidence les effets pervers de la rémunération à la performance. Inefficace pour le service public voire coûteuse pour les contribuables, chronophage pour les chefs de services et injuste pour les agents, cette forme de rémunération ne doit décidément pas être l'avenir de la gestion des ressources humaines.