Impacts catastrophiques d’une refonte ubuesque du statut des contrôleurs

Publié le 24/11/2022

L’inflation galopante a contraint le gouvernement à revaloriser, de manière nettement insatisfaisante pour la CFDT Finances publiques, le point d’indice (3,5% au 1er juillet 2022).

Dans ce contexte inflationniste, et à plusieurs reprises depuis début 2021, les grilles de rémunérations des agents de la Fonction publique ont dû être revues.

La conséquence : un « tassement » des grilles des agents de catégories C et B.

Afin d’y « remédier » la Direction générale de l’Administration et de la Fonction publique (DGAFP) a opéré une révision des statuts des agents de la catégorie B de toute la Fonction publique, avec des conséquences non anticipées sur les carrières des agents !

Des modifications injustes de la carrière des contrôleurs

La Direction générale de l’Administration et de la Fonction publique (DGAFP) a révisé les statuts des agents de catégorie B de toute la Fonction publique pour une mise en application à compter du 1er septembre 2022.

Un gain minime pour les contrôleurs de 2ème et 1re classes de début de grille

Pour la CFDT Finances publiques, ces modifications ne correspondent à aucune avancée ou avantage notable pour les contrôleurs des Finances publiques. Au contraire, imposées sans discussion préalable, elles génèrent des situations injustes pour les contrôleurs.

 

Une attente plus longue pour l’accès aux concours et promotions au choix

Pour la CFDT Finances publiques, les agents de catégorie B sont pénalisés par les nouvelles modifications des conditions d’accès aux concours et promotions au choix.

Les nouvelles règles freinent drastiquement leurs possibilités de carrière rendant encore moins attractive la Fonction publique en général et la DGFIP en particulier.

 

Des mesures transitoires qui lèsent les contrôleurs déjà nommés

Des dispositions transitoires ont été mises en place. Si au 1er septembre 2022, sans application de ces modifications, un agent remplissait les conditions pour être promu (par examen ou au choix) ou allait les remplir au titre de 2023, alors l’agent est éligible.

Mais ces nouvelles dispositions ne sont pas sans conséquence sur les contrôleurs, dont la durée nécessaire pour remplir les nouvelles conditions d’éligibilité  peut être rallongée jusqu’à 4 ans, après que l’agent se soit présenté à la session de 2023.

La CFDT Fonction publique a été saisie du sujet et agira pour défendre les agents de la fonction publique.

 

Pour aller plus loin

Nos revendications pour les agents et les contrôleurs