Suppression de la "Prime d'intéressement collective"

Publié le 28/05/2015 à 17H00 (mis à jour le 08/06/2015 à 16H58)
Groupe de travail du 6 mai 2015 La Direction générale a organisé un groupe de travail intitulé "prime d'intéressement" le 6 mai 2015, après la décision des Ministres d'abandonner la prime intéressement collectif. Le Directeur général présidait cette réunion.

Avant d'aborder l'affectation du budget correspondant à une soit disant amélioration de la prime de restructuration de service, le directeur général a annoncé un certain nombre de décisions :

  • Appel de 638 lauréats du concours des AAFiP;
  • Régime indemnitaire des agents du Centre de contact expérimental de Chartres, maintien de la position contestée par la CFDT : prime d'accueil de 400 € et 17 € pour contrainte horaire;
  • Régime indemnitaire des agents A et B des STDR déconcentrés : régime DIRCOFI;
  • Contribution des cadres sup à l'effort commun au titre des réductions d'emploi et budgétaire : modulation voire suppression de la part variable;
  • Déconcentration de la décision d'attribution d'une prime venant récompenser les efforts dans des services ciblés.

La CFDT Finances publiques a pris note de ces annonces attendues pour certaines, jugées insuffisantes pour d'autres et ajoutant à la logique d'austérité.

Pour la CFDT Finances publiques considère que la prime "déconcentrée" réintroduit la notion rejetée de prime au mérite.

La CFDT Finances publiques défend le pouvoir d'achat dès la liminaire avant d'être suivi par l'ensemble des organisations syndicales

Depuis 2010, aucune revalorisation du point d’indice !

Depuis 2010, aucune revalorisation du point d’ACF !

Depuis 2010, contribution accrue des fonctionnaires pour le financement des réformes successives des retraites !

Depuis près de 10 ans, aucune revalorisation du barème des indemnités kilométriques !

Aujourd’hui, les fonctionnaires subissent en masse la suppression de l’indemnité exceptionnelle !

A la DGFiP, l’harmonisation des régimes indemnitaires s’est traduite pour certains, par une perte supplémentaire de pouvoir d’achat.

Or, la DGFiP vient de proposer, sans concertation, de remplacer la prime d’intéressement collective par un abondement de la prime de restructuration de service.

La coupe est pleine !

Cette dernière annonce se traduit une fois de plus, une fois de trop, pour les personnels, par une baisse accrue de leur pouvoir d’achat !

La ministre de la Fonction publique n’a pas osé faire supporter la suppression de l’indemnité exceptionnelle aux agents dont l’indice net majoré est inférieur à 400. Au contraire, la DGFiP n’a aucun scrupule à générer une baisse supplémentaire de pouvoir d’achat dès le bas de la grille.

Le Directeur général admet que les suppressions d’emplois ne sont pas justifiables par des gains de productivité. Trop dégradées, les conditions de travail sont aujourd’hui exécrables.

Les personnels ne cessent de subir sans retour sous quelque forme que ce soit.

En effet, plus d’augmentation du traitement brut, plus d’augmentation des primes, et depuis 3 ans maintenant, moins de promotions, une carrière qui s’allonge. Enfin, de plus en plus d’efforts financiers supportés pour se déplacer dans le cadre de son travail ou pour bénéficier d’actions de formation, la liste est loin d’être exhaustive et s’allonge !

Si l’objectif poursuivi est d’exacerber le mécontentement et la démotivation des personnels, il est désormais atteint !

La logique de la prime d’intéressement est beaucoup plus proche de celle de la prime de fusion sensée permettre une certaine forme de restitution aux personnels concernés pour les efforts consentis dans le cadre des réformes mises en œuvre.

Dès l'ouverture de cette réunion, la CFDT a exigé du directeur général des Finances publiques qu’il réponde positivement à la demande de la fédération de maintien de la prime d’intéressement et de son intégration dans l’IMT.

Concernant le dispositif d’accompagnement des réformes exposé dans les documents transmis, la CFDT a souhaité l’ouverture d’un cycle de négociation en vue d’obtenir le meilleur dispositif possible à condition, que le financement soit gagé par une enveloppe ministérielle supplémentaire.

La CFDT Finances publiques le répète, la coupe est pleine.

L’autofinancement des fonctionnaires de la DGFiP est inacceptable !

Devant la persistance du Directeur général, la CFDT Finances publiques et l'ensemble des organisations syndicales, après une suspension de séance et une déclaration commune, ont quitté la réunion.

Paris le 6 mai 2015