Réforme territoriale : des effets très concrets face à des engagements trop virtuels...

Publié le 07/05/2015 à 10H20
C’est avec intérêt mais sans réelle surprise que nous avons pris connaissance du rapport sur la mise en œuvre de la réforme territoriale. (Voir une version avec surlignage en jaune des points les plus marquants concernant la DGDDI).

Nous avions constaté depuis l’annonce de la nouvelle cartographie des régions, une incohérence avec nos DI actuelles, ce qui “pessimistes que nous sommes”, nous avait amené à questionner notre ministère et notre DG sur l’impact de la réforme territoriale, mais aussi des autres chantiers en cours comme la revue des missions de l’Etat, chaque jour apportant un nouveau rapport avec son lot de préconisations.

Les DI de Nantes, Bordeaux et Montpellier impactées par la nouvelle délimitation des régions

Et bien, encore une fois, nous n’étions pas loin de la vérité ! A la lecture de ce document, Il est évident maintenant que les choses vont changer. Les DI de Nantes, Bordeaux et Montpellier vont voir leurs compétences géographiques modifiées avec de multiples conséquences pour les agents.

Cela va clairement à l’encontre des propos rassurants de notre Direction Générale sur l’impact très limité de la réforme territoriale pour notre administration !

Pourtant, notre ministre en Juillet 2014 nous avait garanti de la visibilité, depuis nous sommes servis :

  • Abandon surprise de la TPL à l’automne 2014 correspondant à environ 300 emplois.
  • Annulations de crédits imprévues de 15 millions fin 2014.
  • Annonce surprise d’un tour de vis budgétaire en 2016 correspondant à 1% des dépenses en personnel (TITRE 2) correspondant à environ 170 emplois budgétaires.
  • Baisse imposée des crédits de fonctionnement de 3% pour 2016 à rajouter aux mises en réserve obligatoire de 8% déjà prévue en loi de finances. Total 11% ...
  • 150 emplois PPF toujours sur la sellette.
  • Une cartographie post PSD toujours aussi secrète.

Et maintenant les impacts inattendus et négatifs de la réforme territoriale en attendant ceux prévisibles et toujours aussi obscurs de la revue des missions et de la mutualisation des fonctions supports.

A ce stade, une seule question nous vient à l’esprit :

Où allons-nous Monsieur le Ministre ?

Ce n’est sans doute pas notre Directrice générale coincée dans un carcan budgétaire en perpétuel rétrécissement et reléguée à un rôle de représentation qui pourra répondre à votre place. Nous avons même parfois constaté que certains de nos dirigeants ne suivent plus l’actualité des réformes...

Que vaut maintenant votre engagement d’une baisse limitée de 250 emplois en perspective des baisses réelles d’emploi que notre administration est en train de gérer ou qui se profilent à court terme.

Le PSD qui représentait l’Alpha et l’Omega pour permettre à notre administration de garantir son avenir, semble maintenant n’être qu’une restructuration de plus noyée dans un océan de réformes plus globales dont la cohérence et les impacts pour le personnel semblent échapper à tous.