Bercy Lien n° 32 - Mars-Avril 2015

Publié le 10/04/2015 à 00H50
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La France en partage, n’est pas la France partagée…


Après l’attentat de « Charlie Hebdo » et la prise d’otage de la Porte de Vincennes, la France est plus que jamais divisée : la France qui a peur et la France humiliée.

Claude DILAIN, sénateur de Seine-Saint-Denis et ancien maire de Clichy-sous-Bois récemment décédé, écrivait : « la société française est fracturée, il y a bien deux France … Une France a peur, peur de l’insécurité, peur de perdre son mode de vie et son identité. Une autre France est humiliée, elle se sent maltraitée par la République, économiquement, socialement, culturellement et… cultuellement ! C’est la France championne de l’échec scolaire, du chômage et du mal-logement. Difficile de convaincre cette France-là qu’elle est faite de citoyens à part entière, et non de « citoyens entièrement à part ».  

Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, déclarait récemment : « élire des membres d’un parti qui prône ouvertement l’exclusion pour assurer l’égalité et la solidarité dans les territoires est un non-sens ».

Pour autant, il s’agit de comprendre et redonner confiance. Comprendre que garantir la sécurité des citoyens constitue l’un des devoirs les plus essentiels d’un État de droit ; comprendre également que les français les plus fragiles socialement, les plus démunis sont ceux qui sont le plus tentés par le vote FN.


Ce constat a été clairement établi par la CFDT au congrès de Marseille.  La crise financière qui secoue le monde depuis 2007, n’est qu’un symptôme des dérives, dérèglements et mutations plus profonds qui ont sérieusement remis en cause le modèle sur lequel fonctionnaient les économies développées : croissance soutenue par l’endettement privé et public, insuffisance des régulations, logiques financières de court terme, augmentation des inégalités… un monde auquel il faut sans tarder substituer un autre monde qui permettrait le développement, la répartition équitable des richesses, la justice sociale, l’émancipation des salariés et des citoyens et la préservation de l’environnement, un monde en somme « fait pour l’homme ».


La CFDT, en ce sens, fait sien le constat de Newton : « LES HOMMES CONSTRUISENT TROP DE MURS  ET PAS ASSEZ DE PONTS »

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