CAPN 6 "Mutations" : déclaration liminaire du 25 mai 2016

Publié le 26/05/2016

Mouvement de mutation au 01 septembre 2016 des contrôleurs des Finances publiques

Les lignes directrices de la DGFiP sont claires : évoluer pour mieux servir et pour mieux vivre.

La CFDT Finances publiques ne peut qu’être d’accord avec ces principes sauf que la DGFiP utilise la langue de bois.

En effet, alléger les tâches pour faciliter le travail des agents consiste en réalité à modifier l'accès à nos fichiers, à supprimer le numéraire, à réduire les heures d'accueil du public, à imposer la déclaration des revenus en ligne, à payer par un moyen dématérialisé. La liste est longue des propositions qui, en réalité, ne vont que justifier le nombre de suppressions d'emplois.

Assurer la permanence d’un haut niveau d’expertise et de services consiste à réorganiser le réseau.

La Direction gérale va continuer la suppression de nombreuses structures, automatiser les pôles interrégionaux ou supra-partementaux, expérimenter le «back-office/front-office» en secteur public local, déployer les plates-formes de contact à distance, etc...Tout ça pour privilégier la soit disant qualité de service au détriment de la proximité physique immédiate avec les usagers.Toutes ces évolutions vont participer à la fermeture de nombreuses structures et éloigner les usagers du service public.

Valoriser nos savoir-faire, c’est ne pas se laisser accaparer par nos multiples tâches par exemple le déclaratif, la comptabilité, la mission cadastrale, les domaines.

La Direction générale propose de ne plus mettre de l'humain mais des sites pour répondre aux questions. Est ce vraiment valoriser notre savoir faire ?

Porter une attention particulière à chacun se résume à modifier les règles RH pour mieux tenir compte des besoins du service. Par exemple, étendre les RAN, définir des postes à profil ou à avis, bloquer les agents sur un poste ou sur une dominante.

Combien d’agents C ou B ou A vont subir ces nouvelles règles au détriment de leur vie familiale ou personnelle ?

La Direction générale y a pensé, elle va porter une attention soutenue aux cadres !!! avec mise en place de séminaires entre pairs !!! et les autres, ils n’auront que les yeux pour pleurer !!!

L’état des lieux et l’avenir de la DGFiP prennent un tournant encore plus sombre en lisant les lignes directrices de la DGFiP.

On peut en conclure :

  • que les restructurations vont s’amplifier et s'accélérer,
  • que c’est au tour des structures moyennes de fermer,
  • que les redevables seront chassés de nos lieux d’accueil pour mieux les fermer ensuite,
  • que certaines missions seront externalisées,
  • que les agents seront remplacés par la technique pour que le public ait un accès continu à nos services,
  • que les règles de gestion des agents vont devoir s’adapter aux suppressions d'emploi,
  • qu’au recrutement (concours) ou changement de grade, des règles de gestion différentes pourront s'appliquer,
  • que le statut de fonctionnaire pourrait voler en éclats,
  • que le tout-numérique va nous frapper de l’intérieur,

Et la liste n’est pas close.

La politique des restructurations, pilotée par la Direction générale, devient, de fait, une tactique de casse du service public.

Mais à la DGFiP, nous sommes les meilleurs et bien entendu, capables d’assurer le prélèvement à la source dans les meilleures conditions avec une surcharge de travail et moins d’agents!!!

Cette affirmation est ironique.

Les postes vacants restent toujours aussi nombreux.

Pour la CFDT Finances publiques, toute vacance doit être pourvue dès lors que le poste est demandé par un agent.

Il reste en suspens des rapprochements externes, des rapprochements internes ainsi que des mouvements internes.

Pour pouvoir donner satisfaction aux demandes encore en attente, il faut impérativement ouvrir les départements.

Si on veut dérouler un mouvement au maximum, c’est la seule solution.

Bien entendu, il faut supprimer les RAN dérogatoires qui engendrent des inégalités de traitement des demandes de mutation.

Suite aux nombreuses restructurations, aux suppressions d’emplois, aux transferts de mission et aux nouvelles règles de gestion, les choix d’affectation sont plus restreints entraînant automatiquement un nombre de vœux amoindris.

Il serait judicieux de le rappeler à tous les services RH afin qu’ils arrêtent de dire qu'il faut mettre un certain nombre de vœux pour obtenir une mutation. Cela aboutit pour certains agents à une affectation non désirée.

De plus, des demandes tardives de rapprochement ont été émises selon les nouvelles règles de gestion, il est impératif de bien les traiter et de donner suite à ces demandes.

Les élus CFDT Finances publiques déplorent le nombre important d’affectation d’office et demandent que les dossiers soient revus afin de donner satisfaction aux collègues concernés.

Les élus CFDT : Vincent MAZELLA et Béatrice OBELLIANNE

Experte : Estelle JEANGRAND

 

TÉLÉCHARGEMENT DE FICHIERS