Groupe de travail "informatique" du 1er décembre 2016 : le compte-rendu

Publié le 08/12/2016

En l'absence de certaines organisations syndicales, ce GT a été l'occasion pour la CFDT Finances publiques de discuter en direct avec le chef de service des systèmes d'information. Pour la CFDT Finances publiques sont ainsi intervenus : un expert de Strasbourg (DiSI Est), un expert de Lyon (DiSi Rhône Alpes Est Bourgogne), un expert de Clermont Ferrand ( DiSi Pays du Centre) et une militante de Nantes (DiSi Ouest).

En l'absence de certaines organisations syndicales, ce GT a été l'occasion pour la CFDT Finances publiques de discuter en direct avec le chef de service des systèmes d'information. Pour la CFDT Finances publiques sont ainsi intervenus : un expert de Strasbourg (DiSI Est), un expert de Lyon (DiSi Rhône Alpes Est Bourgogne), un expert de Clermont Ferrand ( DiSi Pays du Centre) et une militante de Nantes (DiSi Ouest).

Pour l'Administration, étaient aussi présents : le responsable du DGSSI (Département de la Gouvernance et du Support des SI), accompagné du responsable du pôle RH DGSSI, lui-même assisté de la responsable du pôle Projets, expertise RH, le sous directeur de SI1 (Etudes et développement), le sous directeur de SI2 (Production). Le chef du bureau RH1A (Politiques sociales, rémunération) a participé à une partie de la réunion.

A l'ordre du jour de ce GT, plusieurs fiches adressées aux organisations syndicales avant la réunion  une partie de celles qui n'avaient pu être étudiées lors de la demi journée de septembre représentant des données chiffrées mais aussi de nouvelles fiches.

Pour mémoire, fiches non examinées lors du groupe de travail du 19 septembre 2016 :

Fiche n° 1 : Tranches d'âge des agents de la sphère informatique au 1er janvier 2016

- Annexe 1 : Graphiques par catégories

- Annexe 2 : Graphiques par qualifications

Fiche n° 2 : Mutualisation des fonctions support dans les DiSI – Situation des effectifs

- Annexe 1 : Situation des effectifs (en ETP) en 2014 et septembre 2016

- Annexe 2 :Situation des effectifs (en nombre d'agents) en septembre 2016

Fiche n° 3 : Bilan de l'apprentissage en 2016 dans la sphère informatique

- Annexe : Formation des maîtres d'apprentissage

Fiche n° 4 : Accueil de stagiaires dans la sphère informatique

Fiche n° 5 : Bilan des recrutements par voie d'examens qualifiants

- Annexe 1 : Bilan chiffré pour l'appel à candidature d'analyste

- Annexe 2 :Bilan chiffré pour l'appel à candidature de programmeur

Fiche n° 6 : Bilan des promotions internes dans la sphère informatique

Nouvelles fiches :

Fiche n° 7 : Astreintes et heures supplémentaires

- Annexe : Périmètre des applications couvertes par des astreintes

Fiche n° 8 : Fusion des établissements informatiques en double résidence : point d'avancement

Fiche n° 9 : Assistance informatique de la DGFiP : mise en œuvre du parcours d’assistance rénové et engagement d'une réflexion portant sur le périmètre métier des AT

Fiche n° 10 : Plan d'activité technologique

Fiche n° 11 : Développement du secours à la DGFiP

Fiche n° 12 : Trajectoire des postes de travail de la DGFiP

Remboursement des frais de la journée de préparation des experts

L’administration a estimé que, pour un des experts, les remboursements des frais sont limités au déplacement et au jour même du GT, et non aux frais d’hébergement occasionnés par l’arrivée la veille de l’expert pour la journée de préparation.

La CFDT Finances publiques s’oppose vivement à cette interprétation. A partir du moment où le temps de préparation est prévu par les textes, que la réunion se déroule sur Paris alors que les agents viennent de différentes DISI, que l’ordre du jour est suffisamment chargé pour demander une lourde préparation, on peut se demander si ce refus de remboursement n’est pas une tentative pour se débarrasser de la présence des experts...

Fusion des établissements informatiques en double résidence :

point d’avancement

Pour l'administration ces fusions doivent se passer le mieux possible. Elle a donné comme consigne aux directeurs des DISI de tenir compte de l’avis des agents présents dans les différents groupes de travail qui doivent être mis en place.

Aux dires de la Direction générale, l’objectif final n’est pas totalement défini. Comme la vision à long terme n’est plus possible, l’informatique à la DGFIP évoluant très vite, on ne peut pas tout prévoir. On fusionne mais on ne sait pas encore si on coupe, ou pas, et, si on coupe, on ne sait pas encore qui…

La CFDT Finances publiques rappelle qu’ici on ne parle pas d’avenir lointain mais d’établissements impactés dès la nouvelle année.

La CFDT Finances publiques propose plusieurs témoignages d’experts : l’un en poste à l’ESI Strasbourg Picard, qui fusionne administrativement au 1er janvier 2017 et au niveau immobilier mi 2017 avec l’ESI Strasbourg Neudorf.

Telle qu’elle est annoncée, la fusion ne se limite pas à une redistribution des rôles des cadres : des missions sont aussi supprimées. Du point de vue immobilier, suite au regroupement sur le même site, le métrage par agent semble bien loin des normes admises (3,75m2).

Le second témoignage porte sur l’emménagement (fusion immobilière) de l’ESI Lyon Part-Dieu fin 2013 dans des bâtiments anciennement affectés à l’ESI Lyon Lumière et réhabilités à l’économie. 3 ans après, des problèmes qui se rapportent au bâtiment perdurent encore (problème de chauffage, odeur pestilentielle), malgré les travaux effectués enété 2016

Sur le projet immobilier de Clermont-Ferrand, la CFDT Finances publiques constate que physiquement le site cible ne pourra pas accueillir l’ensemble des services du site fusionné.

En s’appuyant sur ces témoignages, la CFDT Finances publiques demande l’intervention d’un ergonome pour toute fusion immobilière. L’administration semble réticente à envisager cette dépense.

A la demande de la CFDT Finances publiques de proposer la possibilité de suivre l’état d’ avancement des fusions via l'intranet, l’administration répond qu’elle préfère le face à face comme ce GT. Elle n’est toutefois pas opposée à ce que cela se fasse en s’appuyant sur un WIFIP pour mettre à la disposition des agents les comptes-rendus des groupes de travail.

Astreintes et heures supplémentaires

Depuis le 1er septembre 2016, l’administration impose à toutes les DISI d’appliquer strictement les modalités de paiement ou de compensation des astreintes (exclusives l'une de l'autre) et des heures supplémentaires définies par la note RH1A du 3/08/2015. Elle s’étonne toutefois maintenant d'avoir du mal à trouver du personnel volontaire, notamment dans des équipes qui acceptaient auparavant les heures supplémentaires. Elle déplore d’autant plus cette situation qu’elle fait des efforts pour réinternaliser et que, pour elle, ce serait dommage de faire appel au privé faute de volontaires.

La direction générale donne deux précisions : toute intervention en heure non ouvrée (HNO) donne lieu à compensation, l'intervention débutant dès que l'agent est sollicité.

Pour la CFDT Finances publiques, longtemps, dans les différents établissements, une souplesse des équipes et du management a compensé les aléas de l’informatique. Les batchs qui s’éternisent, les développements très très sensibles, les impressions hyper urgentes, tous ces problèmes étaient pris en charge par des gestionnaires qui savaient que, pour être efficace, il fallait parfois interpréter les textes. Les temps semblent avoir changé.

L’administration brandit le risque de l’externalisation et rappelle qu’elle ne peut pas embaucher des fonctionnaires pour une charge exceptionnelle. Si elle décide que la règle est la règle, elle en a pour son argent, c’est-à-dire pas beaucoup…

La CFDT Finances publiques souligne l'effort de la direction générale de préciser le périmètre des applications couvertes par des astreintes, ce qui n'avait pas été réalisé depuis 2008 !. Toutefois, la CFDT Finances publiques signale que, sur le sujet des astreintes passives, une DISI a réussi à faire mieux que mieux en interprétant la règle, mais pas dans le bon sens pour l'agent. Elle compense une semaine d’astreinte incluant un jour férié comme une semaine standard. Le bureau RH1A doit donner son expertise.

A une demande de la CFDT Finances publiques, la direction indique que le cas de l'établissement de Meyzieu reste spécifique.

Assistance informatique – Parcours d'Assistance Rénové 

Pour l’administration, le bilan des tests du P.A.R est globalement positif (nota : le contraire eut été étonnant…). Les tests ont été faits dans les SPF (services de publicité foncière) et la mise à disposition des fiches pour s’auto-dépanner a permis une baisse des appels de l'ordre de 20 %. Il n'y a pas eu d'influence du PAR sur la charge de travail des Cellules Informatiques Départementales. La Direction générale a conscience qu'avant de continuer le déploiement, il existe néanmoins des problèmes à résoudre, notamment dans le rappel téléphonique par l’assistance, et que les formuels de contact sont à parfaire. Elle insiste sur le fait que l’appel téléphonique est toujours possible.

De plus, l'administration s'interroge sur la pertinence de conserver 11 plateaux virtuels d'assistance téléphonique.

La CFDT Finances publiques rappelle que les réorganisations, mutations et autres mouvements des agents, et donc de leurs postes de travail, ne sont pas correctement évalués dans la charge de travail des CID. L’administration préconise de diffuser les bonnes pratiques des CID qui réussissent à gérer cette charge...

Les organisations syndicales souhaiteraient que les modalités de l’’assistance, par exemple qui appeler et pourquoi, fassent partie de la formation des agents de la DGFIP. L’administration n’y voit pas d’opposition : cela ne relève pas de sa compétence, mais plutôt de celle des directions.

L'âge des agents de la sphère informatique

On s’en doutait un peu, mais l’âge moyen des informaticiens est élevé : 49,34 ans, un peu plus jeune en centrale, un peu moins en DISI. Les chiffres fournis par l’administration ne distinguent pas le nombre d’hommes de celui des femmes.

D'après l'analyse de la direction générale, la CFDT Finances publiques note que 4708 agents sont répartis dans les qualifications (33 chefs d'exploitation, 656 analystes et AAU, 148 PSE CRA, 450 PSE et PSE ER, 757 programmeurs et chefs programmeurs, 1103 PAU, 495 moniteurs, AT, dactylos) et dans les postes administratifs (1066).

Pour l'administration, concernant l’effectif à 5 ans, en analyste, le stock est bon. Pour la qualification de chef d’exploitation, les non-affectés du dernier concours sont en nombre suffisant pour compenser les prochains départs.

L’administration, si elle a constaté que l'informatique prépare bien à des carrières plus vastes (nombre d'AGFiP sont d'origine géomètre ou informatique), n’en fait pas une priorité pour les choix de ses cadres supérieurs. Pour elle, ce sont les qualités de manager de l’homme ou de la femme qui priment sur son expérience en informatique.

La CFDT Finances publiques laisse à chacun la possibilité de vérifier dans sa DISI respective, si les choix de l’administration valide cette opinion.

La CFDT Finances publiques déplore à nouveau l’absence d'option informatique dans certains concours ou examens (B en A par exemple) qui pénalisent les informaticiens. L’administration en a conscience...

Mutualisation des fonctions supports

L’administration est globalement satisfaite du dispositif même si elle reconnaît une mise en place « en tôle ondulée ». Une fois la période de démarrage terminée, les retours sont positifs. Elle rappelle que les DISI gardent la maîtrise stratégique et que seules sont impactées les fonctions de gestion. Pour elle, cela permet d'avoir une réponse harmonisée et de décharger les Centres de Services Partagés locaux de problèmes spécifiquement informatiques (commandes d'onduleur par exemple).

La direction générale annonce la création d'un outil dématérialisé en remplacement de la fiche 155 SD d'inscription aux formations.

La CFDT Finances publiques rappelle qu’un problème est plus rapidement résolu quand les collègues sont dans les bureaux d’à-côté. Elle demande si ce n’est pas un avant-goût de mutualisation dans les DDRFIP, ce que l’administration dément, mais en reconnaissant ne pas en savoir plus.

La CFDT Finances publiques demande aussi si le nombre et l’implantation des DISI ne seront pas remis en cause. L’administration dit ne pas avoir envisagé cela, même pour tenir compte du nouveau découpage des régions (hors Dom-Tom).

Bilan de l'apprentissage en 2016 dans la sphère informatique

Globalement satisfaisant (nota : on s’y attendait un peu...) pour l’administration. Pour elle, c’est une expérience enrichissante, pour les apprentis mais aussi pour les services qui les accueillent car ils amènent la fraîcheur et l’enthousiasme de leur jeunesse. C’est aussi un moyen pour le SI de montrer qu’il y a des opportunités chez lui, en proposant des missions  et des carrières intéressantes, favorisant ainsi des recrutements ultérieurs.

Un peu plus sceptique, la CFDT Finances publiques attire l’attention que si, dans les textes, seul le maître d’apprentissage a la charge de l’apprenti, dans les faits, c’est toute une équipe « tutorale », les agents du service où l'apprenti travaille, qui s’en occupent, ce qui augmente leur charge de travail. Et certaines structures n’ont pas dû être volontaires pour se voir attribuer un apprenti…. Il serait préférable que l’apprenti arrive dans un service où la charge est en adéquation, en qualité et en quantité, avec son cursus d’apprenti, et non dans un service en attente de nouvelles missions.

L’administration est étonnée de ce volontariat imposé. Elle pointe le fait que ce n’est que la seconde campagne et qu’il reste des choses à apprendre.

Accueil des stagiaires

Notre sphère informatique n’est pas vraiment à la pointe sur le sujet, avec juste 74 stagiaires pour le premier trimestre 2016. L’administration reconnaît que si elle prend des stagiaires elle ne va pas les chercher.

La CFDT Finances publiques regrette que le nombre soit si peu élevé et qu’il n’y ait pas un canevas type d’accueil (par exemple, pour les élèves de troisième visite d’un service RH, visite d'une CID, visite d'un service de développement).

L’administration rappelle que, le plus souvent, le stagiaire arrive par l’intermédiaire d’un agent qui s’en charge et que proposer un canevas alourdirait inutilement l’accueil.

La CFDT Finances publiques prend acte de ce point de vue mais rappelle que c’est aussi un moyen de faire connaître nos métiers.

Bilan des recrutements par voie d'examens qualifiants

Pour pallier le manque de cadres A et B informaticiens, un dispositif «examen qualifiant », s’inspirant du mode de recrutement des analystes dans l’ancienne DGCP, a été proposé. Pour le cadre B, la mise en place est trop récente pour en faire un bilan. Pour le cadre A, une trentaine d’analyses ont été recrutés ainsi sur les trois années d'existence, ce qui aurait tendance à montrer l’efficacité du dispositif.

L’administration rappelle qu’un agent ayant passé l’entretien de sélection mais n’ayant pu faire le stage qualifiant faute d’être sur le poste informatique correspondant, sera dispensé l’année suivante de cet entretien. Il pourra prétendre directement au stage.

La CFDT Finances publiques note toutefois un intérêt décroissant vis-à-vis du dispositif : de 10 la première année, le recrutement est passé à 9 puis à 6.

Bilan des promotions internes dans la sphère informatique

Sur les 3 dernières années, 583 agents affectés dans les services informatiques ont bénéficié d'une promotion. Ces promotions concernent l'accès au grade supérieur et la réussite à des examens professionnels qualifiants. Le nombre de promotion par liste d’aptitude de C en B et de B en A baisse (nota : mais ça on le savait déjà...).

La CFDT Finances publiques fait remarquer que cette année, les résultats de concours qualifiants ont été annoncé l’après-midi alors que la CAP nationale de mutation correspondant au grade avait eu lieu le matin même, bloquant ainsi les postes libérés par les agents ayant réussi les épreuves.

L’administration s'engage à modifier pour 2017 les calendriers des examens/concours pour éviter que cela ne se reproduise.

A la demande de la CFDT Finances publiques concernant des postes vacants de formateur informatique sur l’ENFIP de Toulouse, l’administration répond qu’elle a donné des ressources en dépannage (un agent en détachement et la possibilité de recruter un contractuel pour une période de 7 mois).

Plan d’activité technologique

A défaut de pouvoir convier un nombre plus important d'experts, la CFDT Finances publiques donne lecture des réflexions qu'ont suscité la lecture de cette fiche à des chefs de projet.

La première partie de la fiche est une bonne définition théorique de l'exercice de confection des plans annuels d'activités... dommage qu'il ne soit pas fait mention des baisses arbitraires de 20% décidées régulièrement durant ces dernières années pour afficher un potentiel de jour/homme planifié inférieur au potentiel de jour/homme existant dans les structures informatiques.

Sur le tableau :

Année 2013 2014 2015 2016
charge MOE validée 11 170 h-j 7 508 h-j 20 161 h-j 35 659 h-j
charge MOE planifiée 9 994 h-j 6 825 h-j 17 776 h-j 37 670 h-j
charge MOE réalisée 9 122 h-j 6 320 h-j 16 335 h-j 17 978 h-j*
part du PAA technologique ds total des PAA 3,7% 2,5% 6,9% 10,8%

* Pour 2016, situation de réalisation au 8 septembre

 il est surprenant de constater la différence entre l'année 2015 et 2016 :

- on passe sur une charge MOE validée de 20161 à 35659 : soit on a retardé au maximum des évolutions techniques obligatoires pour des raisons budgétaires et maintenant nous sommes au pied du mur, soit le choix qui est fait de passer sur des technologies libres plutôt que des solutions propriétaires mainframe se révèle peut-être moins onéreux (et ce n'est sans doute pas le cas mais nous n'avons pas encore eu une étude honnête sur le sujet) mais excessivement gourmand en ressources techniques et en obligation d'évolution ou de mise à jour ? De plus, cela réduit fortement la place restante pour les travaux "métier" ... alors que c'est un peu pour cela qu'on est là, pour faciliter le travail de nos collègues avec l'outil informatique.

- on passe sur une charge MOE planifiée supérieure au validée ? Comment c'est possible ? Les agents vont se donner à 200% et ce ne sera pas qu'une expression ? Erreur de frappe ?

- on constate que la charge réalisée est très inférieure à la charge planifiée... on sait que les travaux techniques sont souvent repoussés au maximum dans l'année pour laisser de la place aux évolutions métier... certes, mais cela veut aussi peut-être dire que les ressources en jour/homme ne tenant pas compte des compétences technologiques des agents (vision macro des qualifications et de la distribution aux établissements), il peut exister des goulots d'étranglement... le plus important goulot d'étranglement étant simplement des effectifs qui diminuent, des compétences qui ne sont plus mises à jour par de la formation continue tant les changements techniques sont irrationnels (l'informatique n'a pas une collection été et une collection hiver pour décider des socles technologiques !), une lourdeur de réaction depuis la mise en place de l'organisation copernicienne sur tous les projets.

Moins de souplesse, moins d'initiative, moins de responsabilité, moins d'agents. Plus de suivi et reporting, de contraintes techniques, d'interlocuteurs. Résultat : à peine la moitié des chantiers réalisés au 8 septembre... et inutile de remettre de la pression sur la pression, les collègues sont déjà mobilisés sur tous ces sujets !

Ce à quoi l'administration répond que pour 2016, il y a bien eu baisse des coûts eu et  surplanification. Elle indique que pour solidifier notre informatique, il faut faire des pauses. Par exemple, pour les annuaires où on est « à moitié du chemin ».

La CFDT Finances publiques demande à connaître le coût de la modernisation et voir s'il y a une réelle évolution des PAA technologiques hors modernisation. La direction générale accepte de communiquer la charge de MOE réalisée hors « modernisation des applications sur mainframe développés en COBOL » lors du prochain GT.

Développement du secours à la DGFiP

Pour l'administration, ce sujet est globalement satisfaisant (nota : étonnant non?) ; le plus dur étant de trouver un équilibre entre les évolutions de l’application et le travail sur le Plan de Reprise d'Activité. L’administration incite à s’appuyer sur l’expertise de l’ESI Marseille Prado, qui, même s’il ne participera pas nécessairement à l’exécution d’un PRA, pourra utilement conseiller.

Pour la CFDT Finances publiques, quant à savoir si toutes les applications ont un PRA opérationnel (validé et testé) on ne peut que le souhaiter.

En complément, la CFDT Finances publiques souhaite savoir si la virtualisation des serveurs entraînera une spécialisation des ESI et l'exploitation d'un énorme centre. La DG répond par la négative, en raison de la masse critique.

Trajectoire des postes de travail de la DGFiP

Si le déploiement de Windows Seven tire bientôt à sa fin, c’est tant mieux car celui de Windows 10 ne devrait pas tarder. En effet l’administration ne veut pas renouveler  l’expérience de la migration tardive vers Windows 7.

Si des postes en libre-service sont en Linux, le gros des postes des agents restera en Windows. Toutefois, l'administration travaille sur le poste de travail sous Linux, mais elle préfère prendre le temps de la réflexion.

La CFDT Finances publiques rappelle que la DGFIP a donné un grand nombre de machines non compatibles Windows Seven à la gendarmerie qui y installe des distributions Linux, faisant ainsi l’économie de l’achat et des licences.

A la demande de formation des agents présentée par la CFDT Finances publiques, l'administration indique que cela sera le cas pour les structures d'assistance mais pas pour les agents. En effet, les PC familiaux disposent déjà de cette version de Windows.

Pour la CFDT Finances publiques plus d'informations devraient être fournies à l'assistance sur l'industrialisation de l’installation des applications sur les postes de travail (Téléinstallation OCS ).

Questions diverses

- Utilisation de Microsoft Office :

Compte tenu de documents composés sous traitement de texte Microsoft Office, utilisant des macros, rencontrés dans la base Nausicaa, la CFDT Finances publiques s'interroge sur l'utilisation de Libre Office par les bureaux de centrale. L'administration indique que le poste de travail et les logiciels sont les mêmes en centrale ou dans les directions. Si des Microsoft Office sont utilisés c’est exceptionnellement pour des relations avec des utilisateurs externes.

- Exadata SPF :

Le déploiement des livraisons a été suspendue mi novembre suite à un risque de corruption des données. Il a maintenant repris après identification et correction du problème.

- Espace numérique sécurisé de l'agent public :

La CFDT Finances publiques souhaite avoir des informations sur l’ENSAP (cf. dépêche CFDT UFFA : https://uffa.cfdt.fr/portail/theme/remuneration/bientot-un-espace-numerique-pour-les-fiches-de-paie-a-l-etat-srv1_294070). L'administration indique que des tests d'intégration sont en cours à la DGFiP et que son ouverture est prévue en mars 2017.

- Système d'information ministériel de gestion des ressources humaines :

Concernant le projet Sirhius, les équipes informatiques sont confiantes, les services RH sont un peu plus inquiets. Les tirs à blanc sont satisfaisants et plus de 90 % des dossiers sont repris correctement. Mi 2017, on passe en réel.

Paris, le 7 décembre 2016