CHSCT M : les paradoxes de l'administration

Publié le 14/10/2015

Au lendemain du Comité technique ministériel qui a acté 2548 suppressions  d'emplois et une diminution de 160 millions € de la masse salariale, la délégation CFDT au CHSCT ministériel du 14 octobre 2015 a lu cette déclaration et a quitté la réunion avec les autres organisations syndicales.

Le préambule du plan ministériel pluri-annuel santé, sécurité et conditions de travail 2015-2018 précise que « les ministères économiques et financiers ont développé depuis plusieurs années une politique ambitieuse en matière de santé et sécurité.[…] La santé se définissant comme un « état complet de bien-être physique, mental et social qui ne consiste pas seulement en labsence de maladie ou dinfirmité ».

Quel beau paradoxe que celui d’écrire de si belles phrases et en même temps de sabrer une douzaine de millions dans le budget des services sociaux, qui précisément concoure au bien être des agents des ministères économiques et financiers !

Quel beau paradoxe pour notre employeur de supprimer des effectifs et de réduire le budget des ministères le mardi et de venir ce mercredi à ce Chsct ministériel sans en tirer les conséquences sur les missions mal ou pas réalisées ! Cette irresponsabilité est manifeste et se manifeste par des dégâts humains importants.

Comment s'étonner dès lors que le dernier observatoire interne constate une  dégradation de la qualité de service qui progresse ?  Comment s'étonner que 69% des agents jugent que leurs conditions de travail se dégradent ? Comment s'étonner que l'indicateur de qualité de vie au travail se dégrade et soit en deçà de la moyenne de la Fonction publique d'Etat. La CFDT , elle, avait au moins pris ses responsabilité en approuvant feu le projet d'accord minoritaire sur la Qualité de vie au travail !

Quel beau paradoxe que de vouloir améliorer toutefois les conditions de travail des agents et de ne pas décliner l'accord sur la prévention des risques psycho sociaux signé majoritairement par les organisations syndicales de la Fonction publique ! Oui, dans les séances antérieures nous vous avons fait part de notre crainte  que ce projet de plan stratégique, en l’absence de tout engagement des Ministres, ne soit destiné qu’à exprimer des vœux pieux, avant de rejoindre les rayons des bibliothèques des choses oubliées.

Quel beau paradoxe que cela serait de siéger aujourd'hui dans ce contexte ! Nous le déplorons, mais la cohérence nous impose de nous associer à la démarche interfédérale et de quitter cette réunion.