Centres de contact : la proximité à distance !

Publié le 30/03/2015 à 12H00
L'accueil, vitrine emblématique de la DGFiP est au coeur de la démarche stratégique et des réflexions de la direction générale (DG). Elle crée le concept d'accueil pluriel développe l'expérimentation "centres de contact" au CIS (centre impôts service) de Rouen et installe un service dédié à Chartres. La CFDT Finances publiques s'est immédiatement opposée à ce projet.

"Savoir raison garder"

Dès les premières rencontres, la CFDT Finances publiques a demandé un bilan de l’expérimentation du centre de contact de Rouen et la présentation du projet de Chartres.

Pourtant, le centre de contact de Chartres a ouvert le 1er mars 2015 sans information préalable ni en groupe de travail (GT), ni en comité technique de réseau (CTR).

Sous prétexte d'expérimentation, la direction générale pense pouvoir se dispenser du respect du dialogue social : pas de présentation dans les instances de dialogue social, court-circuitage des CHSCT (comité hygiène, sécurité Et conditions de travail) mais aussi et surtout absence totale de considération pour les personnels.

Face aux remarques des organisations syndicales, le président du GT, pense qu'il faut "savoir raison garder" !

Le courant ne passe pas

La DG refuse de répondre.

Les conditions de travail et les conséquences des horaires atypiques ne constituent aucunement une préoccupation pour la direction. Le sort des agents affectés à Chartres n'intéresse visiblement pas par la DG.

Ainsi puisqu’il s’agit d’une expérimentation et que la direction estime dès lors ne devoir rendre de compte à personne, elle impose une ouverture du service de 19 à 22 heures et le samedi. Ces horaires particuliers se limiteraient aux périodes dites de pics d’activités, pics que la direction définira à son gré bien entendu.

Comme cela est insuffisant, dans ces périodes dites de pic, les congés et récupérations seront prohibés. Le temps de travail obligatoire sera de 38h30.

Aucun protocole opposable ne consigne ces règles de vie.

Le volontariat : une option contournée si nécessaire par des plannings imposés.

Voici quelques exemples des contraintes imposées aux agent. Pour la CFDT Finances publiques, les termes de cette expérimentation sont inacceptables et scandaleux. Malgré l'insistance des organisations syndicales sur leurs revendications, la direction générale s’est cantonnée à réitérer des explications sur son projet, au cas sans doute ou nous n’en aurions pas saisi l’essence, sans jamais aborder les préoccupations des personnels concernés.

Les agents ne sont pas des rats de laboratoires dont on étudie le comportement dans des conditions extrêmes.

Les exigences de la CFDT Finances publiques

Comme pour toutes réorganisation ou restructuration, une étude d’impact préalable sur les conditions de vie au travail des agents. En préalable à toute discussion :

  • Une discussion sur les régimes indemnitaires.
  • L'abandon immédiat des horaires atypiques, rien ne justifiant les ouvertures de services en nocturne ou le samedi.
  • Le respect de la réglementation avec la saisine pour avis du CTR, du CHSCTM, Du CHS et du CT local.
  • La rédaction de protocole définissant les règles de vie des agents.
  • La rédaction de protocole portant sur le périmètre de la mission.

Un dernier sursaut

Face à la pression exercée, la DG a accepté :

  • L’organisation d’un CTR pour avis sur le projet.
  • La rédaction d’un protocole sur les règles de vie des agents.
  • Enfin, la CFDT Finances publiques a obtenu que la question indemnitaire soit traitée lors du GT indemnitaire du 31 mars 2015.

Après trois heures de patience, les OS ont quitté la séance.

Affaire à suivre dès le 31 mars 2015...

Paris, le 27 mars 2015

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