Carrière et gestion des personnels navigants : réponse au bureau A1

Publié le 09/04/2015 à 11H27
Le Projet Stratégique pour la Douane et l'absence de visibilité pour les personnels à ce jour, est loin d'apporter de la sérénité dans les services. Le dernier groupe de travail relatif au DUERP DG a mis en lumière l'augmentation des Risques Psycho-Sociaux, tant au niveau des personnels aériens qu'à celui des personnels de la maintenance aérienne.

Le climat social est loin de s'améliorer et le dialogue loin d'être « intense » comme le démontre la mobilisation du 24 mars dernier.

A ce titre les personnels aériens comme tous les autres douaniers sont concernés par des changements importants d’organisation.

Cependant, les propositions soumises aux navigants concernant le rattrapage du Nouvel Espace Statutaire, la résolution repoussant la limite d’âge d’autorisation de vol ainsi que la suppression du décret de réglementation des visites médicales, recueillent un avis favorable de notre organisation bien qu'encore insuffisantes par rapport à toutes nos revendications.

D'une part la modification de l’échelle de rémunération ne permet qu’à environ 60% de cette population d’être rémunérée en fonction du statut spécifique des navigants, l’autre partie étant rémunérée dans les différents corps des agents des Douanes (CP, inspecteurs, IR, IP). Nous vous rappelons qu’à l’origine de la création du statut, les IP étaient rémunérés sous couvert du statut de navigant.

D'autre part nous espérons que la reconnaissance des qualifications et des responsabilités des navigants ne s’arrêtera pas en chemin.

Des discussions doivent s'engager dans le but de débattre des sujets suivants :

  • le déplafonnement de notre indemnité pour risques aériens comme au sein des autres ministères,
  • les propositions d’avancement pour tous les navigants sont autant de sujets à discuter,
  • l’abolition du minimum de 120 heures de vol annuelles pour l’attribution de l’indemnité pour risques aériens.

Enfin dans cette ère nouvelle, l’évolution des moyens et des missions nous donne espoir d'aboutir à une organisation aérienne structurée de la maintenance et de l’opérationnel.

Trop de sujets portant sur la gestion humaine sont laissés au libre arbitre de certaines hiérarchies. Cette filière métier bien spécifique doit répondre à de nombreuses exigences, mais doit avant tout respecter les règles administratives en vigueur.

Nous attendons de véritables propositions et des réponses à ces demandes d'arbitrage, lors de notre rencontre prévue ce mois ci avec le bureau A1, sur le sujet de la problématique de recrutement.